Patrimoine naturel

La plage de Tanchet

La plage, ou plutôt la dune de Tanchet, du nom du ruisseau qui y aboutit, a d'abord joué un rôle militaire. Au XVIIIe siècle, la pointe de Tanchet était occupée par un corps de garde et des batteries de canons. Le promontoire, au niveau aujourd'hui du 1er parking de la promenade littorale, surplombait la dune. Il constituait l'un des éléments défensifs du port et de la baie des Sables d'Olonne convoités par les pirates et l'ennemi séculaire du royaume de France, l'Angleterre.

Au XIXe, le tourisme balnéaire naissant  gagne Les Sables d'Olonne. À l'époque les plages sont d'abord prisées pour les vertus thérapeutiques du grand air marin. Les "touristes" tiennent le haut du pavé de la société d'alors. Ce sont des aristocrates et des bourgeois suffisamment fortunés pour édifier des villas de bord de mer. Au Château d'Olonne, la plus emblématique, et extravagante aussi, était celle de l'actrice italienne Nina d'Asty. 
Après la Première Guerre mondiale la plage est fréquentée par les enfants des colonies de vacances de Ker Netra, de Nina d'Asty, et du préventorium de Saint-Jean d'Orbestier. Puis le Front populaire et l'avènement des "congés payés" lancent le tourisme balnéaire de masse, élan que brise tout net la Seconde Guerre mondiale.

Une fois la paix retrouvée, les infrastructures pour l'accueil des touristes se multiplient dans les années 50. Des campings apparaissent  à deux pas de la plage et du lac de Tanchet. En 1963, Gaston Colin installe sur le sable  le premier club d'activités sportives. Balançoires, agrès, filets de volleyball  et toiles de tente s'élèvent sur la plage. Les baignades demeurent encore réputées dangereuses en raison de la présence de rochers sur le rivage. La destruction d'un certain nombre d'entre eux dans les années 60 a sécurisé le site !

Le Puits d'Enfer

Le site de le plus visité de la côte est paradoxalement le moins connu sur le plan géologique par le grand public. A l'origine, il s'agissait d'une fissure ou diaclase ouverte dans la roche granitique sur une longueur de 30 m que la mer a continué d'ouvrir à la force des vagues.

Rien d'extraodinaire si ce n'est l'exceptionnelle largueur de l'ouverture (1 à 2m). Mais l'intérêt géologique est ailleurs : la plate-forme littorale qui aboutit à cette diaclase est de type reg tel que l'on peut en observer au Sahara. Le visiteur peut y découvrir des galets de quartziste rouge éolisés c'est à dire façonnés par le vent et par les chocs répétés des grains de sable. Ces galets typiques à trois faces apparaissent luisants lorsqu'on les frotte avec un morceau de tissu.

Sur le plan historique, le Puits d'Enfer est également le lieu d'une célèbre affaire criminelle qui s'est déroulée à la fin des années quarante. En 1949, une malle contenant le corps d'un homme sont découverts dans la faille du Puits d'Enfer. Sur la malle, deux initiales : RT. Les policiers chargés de l'enquête découvrent qu'il s'agit des intiales deRobert Théllier, originaire de Paris. Ce denier fut assassiné par sa gouvernante Andrée Farrée, originaire de Cholet. De Paris au Puits d'Enfer, elle transporta le corps de sa vicitime dans une malle avec la ferme intention de le faire disparaitre au fond du gouffre du Puits d'Enfer.

Ce fait divers inspira le film "les Diaboliques" de H.-G. Clouzot ainsi qu'un roman historique intulé "La malle sanglante du Puits d'Enfer" de Xavier Armange.

L'anse aux moines

L'anse aux moines doit son nom à l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier construite en 1107 et situéé face à la mer. Cette anse renferme des vestiges des écluses à poissons ou pêcheries édifiées au Moyen-Age. Elles témoignent d'une technique de pêche ancestrale consistant à profiter du flux et reflux de la marée pour pieger poissons et crustacés. Au XVIIIe siècle, elles consistaient en murs de pierre pourvus de portes à grilles. Jusqu'aux années soixante, le pêche à pied se pratiquait encore et permettaient aux riverains et cultivateurs de se procurer une ressource hlieutique complémentaire.

La baie de Cayola

A son arrivée sur le littoral, le ruisseau de Cayola se trouve barré par une puissante "dune" presque exclusivement constituée de galets de quartzite. Longue de 120 m, large de 40 m et haute de 7 m. Cette véritable "dune", barrant toute l'anse de Cayola, est l'une des rares existant en France et même en Europe. Les galets proviennent des couches siliciés du Lias qui recouvre au sud les roches métamorphiques. Ils ont été usés et arrondis par les vagues déferlantes provoquant un martèlement de chocs entre eux.

A marée basse, on peut voir également les vestiges d'un ancien ponton. En 1992, un relevé des structures a été réalisé par Bertrand Poissonnier, archéologue, consistant en trois rangées de pieux en bois devant probablement servir de support au ponton. L'étude d'un échantillon au Carbonne 14 de ces pieux, par l'université de Tuscon en Arizona, a permis de dater cette structure aux alentours de l'an 1000 avant la construction de l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier construite en 1107.