Patrimoine architectural

Abbaye Saint-Jean d'Orbestier

La fondation de l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier, face à la mer, date de 1107. Neuf siècles plus tard, aussi imposante soit encore l’église abbatiale qui a survécu à l’abandon de l’Histoire, on imagine mal combien les moines bénédictins ont modelé le territoire et l’économie locale à partir de cette abbaye dont le rayonnement spirituel et temporel s’est définitivement éteint au XVIII e siècle.

Eglise Saint-Hilaire

Au Château d'Olonne, l'église Saint-Hilaire est interessante par sa situation, à l'écart du centre, et par sa construction sur une ancienne motte féodale, ancien site de la résidence des seigneurs d'Olonne. Le transept, le choeur et le clocher ont été reconstruits dans le style néogothique au début du 20e siècle. La facade, la nef et ses collatéraux témoignent de l'architecture religieuse de la fin du 18e siècle.

Le logis de l'abbé de Saint-Jean d'Orbestier

Construit par l'abbé de la communauté pour son usage personnel, ce logis suit les viscissitudes de l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier dont il dépend. Il sert de résidence à l'abbé juqu'au début du XVIIe siècle. Dès 1624 et jusqu'au début du XVIIe siècle, le logis, en mauvais état, sert d'habitation aux fermiers. En 1926, l'architecte Sablais, Maurice Durand, entreprend la restauration intérierieure et extérieur du logis. Le logis présente des décorations de style gothique flamboyant, un escalier à vis et une cave gothique surbaissée.

La résidence du Fenestreau

Au XVIe siècle, Robert Bouhier, Seigneur de la Bauduère, la Combe et Roche-Guillaume reçoit de la maison de Thouars "les Fenestreaux" et fait construire sa maison noble. La maison reste dans la famille Bouhier des Fenestreaux jusqu'en 1683, date à laquelle il est vendu à François de la Trémoille, marquis de Royan et Comte d'Olonne. Sa fille, Marie-Anne de la Trémoille, transmet la résidence à Anne-Chales-Paul-Sigismond de Montmorency de Luxembourg qu'elle épouse en 1696. A la Révolution Française, le Fenestreau est vendu bien national. Après diverses propriétaires dont Jean-Baptiste Gaspard de Loynes, Louis Césaire Colins, Inspecteur Général des eaux et forêts, achète le Fenestreau en 1885. Ses descendants habitent toujours dans le logis.

Le moulin Saint-Jean

Cet ancien moulin à vent aujourd'hui dépourvu de sa toiture et de ses ailes est mentionné dans le revenu temporel de l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier dès 1642. En 1728, il est affermé par l'abbé de la communauté à Mathieu Leroux, Meunier, dont les descendants vont l'exploiter jusqu'au milieu du XXe siècle. Puis c'est pricipalement la famille Chopin qui en conserve l'usage jusqu'à la seconde guerre mondiale. En 1941, Marcel Ferré se porte acquéreur du moulin et en fait don à sa fille Jeannine Gazeau en 1976. A l'intérieur des iinscriptions du XVIIIe siècle sont encore visibles et à l'extérieur figure un blason écclésiastique.

Le logis de la Combe

Le premier logis de la Combe date du XVIIe siècle. André Goujard, conseiller du roi, lieutenant civil et criminel des Sables d'Olonne en fut le premier propriétaire. Sa fille, Francoise Goujard épouse Denis de Miraillet, écuyer et receveur des Tailles des Sables d'Olonne et transmet le domaine à son fils Denis de Miraillet, écuyer. En 1840, Alexis Landois en fait l'acquisition. Sa fille, Coralie, épouse Benjamin Meunier. Ces derniers reconstruisent entièrement le logis entre 1862 et 1864.

L'audonnière

Un manuscrit du XVIe siècle de l'Ile d'Olonne mentionne René de Bourdigalle, sieur de Laudonnière, capitaine au service du roi sous le règne de Charles IX. Au Château d'Olonne, l'Audonnière fut construite en 1841 mais il existait une demeure au même endroit bien avant cette date. Elle fut la propiété de la famille de la Basstière tout au long du XIXe siècle puis celle de la Roche Saint-André à partir du début du XXe siècle.

La Villa les Biches

La Villa les Biches est une villa néo-normande construite en 1903 selon les plans de l'architecte Joseph-Marie Cassien-Bernard, architecte parisien de renon formé à ses débuts auprès de Charles Garnier. Cassien-Bernard fut l'architecte de l'opéra comédie de Montpellier et avec Gaston Cousin l'un des architectes du pont Alexandre III à Paris.

 

La Meilleraie

La Meilleraie est une métairie du XIXe siècle. Le lieu-dit est en revanche plus ancien. Un prieuré qui dépendait de l'ordre de Grandmont y fut édifié par Henri II Plantagenêt et Aliénor d'Aquitaine dès le XIe siècle. Une parcelle nommée "champ de la chapelle" situées au nord des bâtiments actuels rapelle qu'il y eut bien, en cet endroit, un édifice religieux. L'ordre de Grandmont est supprimé en 1766. A cette date, le prieuré de la Meilleraie appartient à Jean Arneau et jacques Nauleau, laboureurs. Il est vendu bien national à la Révolution à un fermier de la Boissières des Landes. Il ne reste aucun vestige de ce prieuré qui a probablement disparu avec l'exploitation du domaine par les fermiers généraux depuis le XIXe siècle.